instagram arrow-down
Simon Légaré

Articles récents

Archives

Paiement itinérant

La fois où j'ai acheté un sapin de noël sur un iPhone

Combien de fois j’ai aperçu le portefeuille d’un ami et je me suis empressé de lui dire : « À l’épaisseur qu’il a, tu sais que tu vas pogner une scoliose si tu le mets à longueur de journée dans ta poche arrière! »? Trop souvent dernièrement.

À l’ère des achats en ligne qui détrônent de plus en plus les achats faits en succursales, ces portefeuilles épais comme des briques continuent de régner chez certains, au même titre que le fameux livret de caisse, dont je ne comprends même plus l’existence en 2015. Pour plusieurs, ces portefeuilles remplis à ras bord ne nécessitent pas de ménage, pire encore, ils continuent d’y cumuler cartes de crédit, factures et cartes cadeaux Futureshop de grand-maman avec un solde restant de 2,54$. Dans tous les cas, un constat demeure, et ce, depuis plusieurs années déjà : le portefeuille moderne abandonne l’argent comptant pour laisser place aux cartes bancaires.

e7c66ecb357979c5f98c7be1fc6ecba21b4cabdfb5780eec776c71f6aa71148f-300x225-300x225

Vers l’unification des cartes bancaires?

Il y a longtemps que j’attends avec impatience les méthodes de paiement centralisées permettant de réduire ce que je traîne avec moi quand je sors faire des emplettes. Le fameux rêve de « la » carte unique, qui aurait l’immense tâche de contenir toutes mes cartes bancaires et personnelles. Pour le moment ça n’est qu’un rêve…quoique nous sommes déjà dans la bonne direction avec les Google Wallet et Apple Pay de ce monde, prônant la centralisation, non pas sur une carte unique, mais bien sur son téléphone intelligent. Mais rendons-nous à l’évidence, nous ne sommes pas à Silicon Valley, nous sommes au Québec. Il faudra être patient avant que ces technologies soient bien implantées, car pour le moment, rien de tout ça n’est actif ni ancré dans nos habitudes de paiement. La Caisse Desjardins est un bon exemple. Cette dernière dessert 6 millions de membres et peine présentement à implanter sa plateforme de paiement mobile avec seulement 8 modèles de cellulaires compatibles. Heureusement, ils travaillent à ajouter des modèles supportés, mais ça prendra encore ici un certain temps.

L’inverse : la vente mobile

Mais tout ça, c’est du côté du consommateur. Malgré les délais avant de voir une technologie s’insérer dans nos habitudes au Québec, c’est en 2014 qu’une nouveauté du côté des marchands m’aura fait sourire de contentement à plusieurs reprises. C’est en visitant une exposition d’alimentation regroupant plus de 200 producteurs locaux que j’ai vécu ma première expérience avec un lecteur mobile de carte bancaire; Square. Cette technologie sortie en 2010 m’avait été présentée au Web à Québec (WAQ 2014). Je croyais devoir attendre des années avant de la voir se propager de la Californie vers le Québec, mais c’est à ma grande surprise que dans la même année j’ai été en mesure de faire un achat avec un iPad et ledit lecteur de cartes. L’histoire ne se termine pas ici. Dans les mois suivants, c’est mon sapin de noël sur le bord d’un Canadian Tire et mes coupes de cheveux qui furent payées par le module de paiement nouveau genre. Deux éléments dans le top de ma liste des “choses que j’aurai toujours besoin de payer cash. Comme quoi les marchands locaux ont vite adopté cette nouvelle méthode pour vendre leurs biens et services, au grand bonheur des consommateurs, moi compris.

Screen-Shot-2015-06-10-at-8.06.35-AM-1-269x300

Une tendance à la hausse

Plusieurs autres compagnies se pointent présentement le bout du nez dans cette vague de paiement 2.0. On pense ici à Amazon, Paypal, Intuit, Etsy et Chase, qui ont toutes leurs lecteurs de cartes mobiles.  La course est donc lancée! Les marchands qui désirent faire partie du peloton de tête doivent dénicher le lecteur de carte répondant le mieux à leur réalité, tout en considérant le coût initial du lecteur ainsi que les divers taux d’imposition par transactions effectuées.

En route vers des paiements simples et efficaces

Avec les rumeurs récentes prédisant l’implantation officielle d’Apple Pay au Canada dans la prochaine année, le paiement centralisé sur téléphone intelligent est assurément en croissance, et ce, pour le bénéfice du consommateur. Du côté des marchands, ceux-ci semblent tranquillement renverser la tendance du dernier de classe. Le Québec cessera-t-il d’utiliser sur le tard les nouvelles technologies en émergence? Tout porte à croire que oui.

Une chose est certaine, l’arrêt de mort des portefeuilles épais comme des briques est signé. J’ai déjà hâte de voir la prochaine chose que je pourrai avec sourire retirer de ma liste des “choses que je devrai toujours payer cash”!

Laisser un commentaire
* Champs requis

*

*